MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 1 mg/ml, solution injectable
solution injectable · LABORATOIRES CHAIX ET DU MARAIS
Composition & identité
SMR importantService médical rendu (important) — évaluation par la Haute Autorité de santé (HAS). Le service médical rendu par MORPHINE (CHLORHYDRATE) LAVOISIER 10 mg/ml, solution injectable, MORPHINE (CHLORHYDRATE) LAVOISIER 20 mg/ml, solution injectable, MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 1 mg/ml, solution injectable, MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable, est important dans :<br>• les douleurs intenses et/ou rebelles aux antalgiques de niveau plus faible,<br>• la prise en charge des douleurs intenses et/ou rebelles rencontrées dans l’arthrose du genou ou de la hanche et dans la lombalgie chronique, comme traitement de dernier recours, à un stade où les solutions chirurgicales sont envisagées et chez des patients non candidats (refus ou contre-indication) à une chirurgie de remplacement prothétique (coxarthrose ou gonarthrose), pour une durée la plus courte possible du fait du risque d’effet indésirable grave et de l’absence de données à long terme. La place de cette classe thérapeutique doit être la plus réduite possible, après échec des autres mesures médicamenteuses et du traitement physique recommandés dans ces indications. ;
Notice essentielle
7 rubriques · ANSMSource : le résumé des caractéristiques du produit publié par l'ANSM.Lire la notice officielle
L'essentiel de chaque rubrique est résumé ci-dessous. Dépliez celle qui vous concerne.
IndicationsDouleurs intenses et/ou rebelles aux antalgiques de niveau plus faible.Indications — dans quels cas est-il utilisé ?
Douleurs intenses et/ou rebelles aux antalgiques de niveau plus faible.
Posologie & administrationPosologie Il est rappelé qu'UN mg de sulfate de morphine équivaut à UN mg de chlorhydrate…Posologie & mode d'administration
Posologie Il est rappelé qu'UN mg de sulfate de morphine équivaut à UN mg de chlorhydrate de morphine. La relation dose-efficacité-tolérance est très variable d'un patient à l'autre. Il est donc important d'évaluer fréquemment l'efficacité et la tolérance, et d'adapter la posologie progressivement en fonction des besoins du patient. Il n'y a pas de dose maximale, tant que les effets indésirables peuvent être contrôlés. La voie intramusculaire n'est pas recommandée car elle est douloureuse et ne présente pas d'avantage cinétique par rapport à la voie sous-cutanée. Les voies péridurale, intrathécale et intraventriculaire, nécessitent que : · la morphine utilisée soit SANS CONSERVATEUR, · la solution soit FILTREE AVANT L'INJECTION à travers un filtre de 0,22μm (pour prévenir une éventuelle contamination particulaire suite à l'ouverture de l'ampoule). Ordre d'équivalence des doses selon la voie d'administration, à titre indicatif : Voie orale Sous-cutanée Intra-veineuse Péridurale Intrathécale 1 mg ½ à 1/3 mg ½ à 1/3 mg 1/10 à 1/20 mg 1/50 à 1/200 mg L'administration simultanée de morphine par deux voies d'administration différentes est à éviter car elle expose à un risque de surdosage en raison des différences cinétiques entre les différentes voies d'administration. […]
Contre-indicationsHypersensibilité à la · insuffisance respiratoire · insuffisance…Contre-indications — quand ne pas le prendre
Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants : · hypersensibilité à la morphine ou aux autres constituants, · insuffisance respiratoire décompensée (en l'absence de ventilation artificielle), · insuffisance hépatocellulaire sévère (avec encéphalopathie), · en aigu: traumatisme crânien et hypertension intracrânienne en l'absence de ventilation contrôlée, · épilepsie non contrôlée, · associations avec la buprénorphine, la nalbuphine et la pentazocine ( voir rubrique 4.5 ), · allaitement, en cas d'instauration ou de poursuite après la naissance d'un traitement au long cours. Contre-indications liées aux voies péridurale, intrathécale et intraventriculaire · trouble de l'hémostase au moment de la réalisation de l'acte, · infections locales cutanées, régionales ou générales, en évolution, · hypertension intracrânienne évolutive.
Mises en gardeMises en garde spéciales Troubles respiratoires liés au sommeil Les opioïdes peuvent…Mises en garde & précautions d'emploi
Mises en garde spéciales Troubles respiratoires liés au sommeil Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment l’apnée centrale du sommeil (ACS) et l’hypoxémie liée au sommeil. L’utilisation d’opioïdes augmente le risque d’ACS de façon dose-dépendante. Chez les patients souffrant d’ACS, il convient d’envisager une diminution de la dose totale d’opioïdes. Dans le contexte du traitement de la douleur l'augmentation des doses, même si celles-ci sont élevées, ne relève pas le plus souvent d'un processus d'accoutumance. Une demande pressante et réitérée nécessite de réévaluer fréquemment l'état du patient. Elle témoigne le plus souvent d'un authentique besoin en analgésique, à ne pas confondre avec un comportement addictif. La morphine est un stupéfiant pouvant donner lieu, en dehors de son utilisation dans le traitement de la douleur, à une utilisation détournée (mésusage): dépendance physique et psychique peuvent alors s'observer, ainsi qu'une tolérance (accoutumance) se développant à la suite d'administrations répétées. Des antécédents de toxicomanie ne contre-indiquent toutefois pas la prescription de morphine si celle-ci apparaît indispensable au traitement de la douleur. […]
Interactions médicamenteusesIl faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent…Interactions avec d'autres médicaments
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide. La morphine doit être utilisée avec prudence chez les patients qui reçoivent simultanément d’autres neurodépresseurs, y compris des sédatifs ou des hypnotiques, des anesthésiques généraux, des phénothiazines, d’autres tranquillisants, des relaxants musculaires, des antihypertensifs, de la gabapentine ou de la prégabaline et de l’alcool. Des effets d’interaction entraînant une dépression respiratoire, une hypotension, une sédation profonde ou un coma peuvent se produire si ces médicaments sont pris en combinaison avec les doses habituelles de morphine. […]
Grossesse & allaitementLes études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence un effet tératogène de la…Grossesse & allaitement
Grossesse Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence un effet tératogène de la morphine. En clinique, aucun effet malformatif particulier de la morphine n'est apparu à ce jour. Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier l'absence de risque. Des posologies élevées, même en traitement bref juste avant ou pendant l'accouchement, sont susceptibles d'entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né. Par ailleurs, en fin de grossesse, la prise chronique de morphine par la mère, et cela quelle que soit la dose, peut être à l'origine d'un syndrome de sevrage chez le nouveau-né. Dans ces conditions d'utilisation, une surveillance néonatale sera envisagée. En conséquence, sous réserve de ces précautions, la morphine peut être prescrite si besoin au cours de la grossesse. Les nouveau-nés dont la mère a reçu des analgésiques opioïdes en cours de grossesse doivent faire l’objet d’une surveillance afin de détecter les signes de syndrome de sevrage (abstinence) néonatal. Le traitement peut inclure l’utilisation d’un opioïde et des soins de support. Allaitement · une dose unique apparaît sans risque pour le nouveau-né, · en cas d'administration répétée sur quelques jours, suspendre momentanément l'allaitement, · en cas d'instauration ou de poursuite après la naissance d'un traitement au long cours, l'allaitement est contre-indiqué. […]
Effets indésirablesEffets indésirables les plus fréquents lors de l'initiation du traitement, la somnolence,…Effets indésirables
Parmi les effets indésirables les plus fréquents lors de l'initiation du traitement, la somnolence, une confusion, des nausées et vomissements sont rapportés. Ils peuvent être transitoires mais leur persistance doit faire rechercher une cause associée ou un surdosage. La constipation en revanche ne cède pas à la poursuite du traitement. Tous ces effets sont prévisibles et nécessitent d'être traités. On peut également noter: · réactions anaphylactoïdes, · allodynie, hyperalgésie (voir la rubrique 4.4), · hyperhidrose, · sécheresse buccale, · sédation, excitation, cauchemars, plus spécialement chez le sujet âgé, avec éventuellement hallucinations, · dépression respiratoire avec au maximum apnée, · augmentation de la pression intracrânienne, qu'il convient de traiter dans un premier temps, · dysurie et rétention urinaire en cas d'adénome prostatique ou de sténose urétrale,, · prurit et rougeur, · syndrome de sevrage (abstinence) à l'arrêt brutal de ce médicament : bâillements, humeur dysphorique, anxiété, irritabilité, insomnie, frissons, mydriase, bouffées de chaleur, sudation, larmoiement, rhinorrhée, nausées, vomissements, anorexie, crampes abdominales, diarrhées, myalgies, arthralgies. · chez les sujets âgés ou insuffisants rénaux, risque exceptionnel d'apparition de myoclonies en cas de surdosage ou d'augmentation trop rapide des doses. […]
Extraits de la notice officielle (RCP) publiée par l'ANSM. Information à titre indicatif — ce n'est pas un avis médical et ne remplace ni la notice complète ni l'avis de votre médecin ou pharmacien.
Ce prix est le prix français, tel que publié par la base publique. Il ne s'applique ni à l'export, ni hors du régime français de remboursement.
Ce qu'il vous reste vraiment à payer
Détail : prix 9,22 € = 4,99 € (Sécu) + 3,23 € (ticket modérateur, couvert par une bonne mutuelle) + 1,00 € (franchise médicale, jamais remboursée).
Calcul pour un adulte assuré au régime général, avec un contrat de complémentaire responsable, hors dépassement. La franchise de 1 € par boîte n'est pas due par les moins de 18 ans, les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire ou de l'AME, les femmes enceintes à partir du 6ᵉ mois, ni au-delà de 50 € de franchises cumulées dans l'année. Elle n'est pas prise en charge par les complémentaires. Le calcul suppose que la base de remboursement de l'Assurance maladie est égale au prix affiché. Pour certains médicaments, notamment des génériques soumis à un tarif forfaitaire de responsabilité, la base est inférieure au prix et le reste à charge réel est alors plus élevé que celui indiqué ici.
Analyse produite automatiquement à partir d'une source ouverte, sans interprétation éditoriale ajoutée.
- Données BDPM (prix, taux, composition) : arrêtées au 19 octobre 2026
- Franchise médicale (paramètre réglementaire) : arrêtées au 29 juillet 2026
Source : Base de données publique des médicaments (BDPM), fichier CIS_CIP_bdpm.txt (base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr, Licence Ouverte). Prix et taux de remboursement des présentations remboursables. Prix de la présentation la moins chère commercialisée (10 ampoule(s) en verre de 1 ml). Le prix et le taux peuvent varier selon la présentation et l'indication ; ceci n'est pas un avis médical. En cas de doute, demandez à votre médecin ou pharmacien.