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Comment nous lisons les prix de l'intelligence artificielle

Un prix recopié sans qu'on sache d'où il vient ne vaut rien : le jour où la page d'origine change, plus personne ne peut le vérifier. Cette page raconte donc le travail tel qu'il s'est fait : ce que nous sommes allés chercher sur 25 pages de tarifs ouvertes le 2 août 2026, ce que nous y avons trouvé, et ce que nous refusons d'en faire.

Trois réponses possibles, et jamais deux

Chaque question posée à une page finit dans l'une de ces trois réponses, et dans une seule. Sur 125 informations cherchées, 55 étaient écrites sur la page de leur éditeur. 38 n'y figuraient pas — c'est lui qui ne les publie pas. 32 nous manquent : nous n'avons pas pu les lire.

  • lu sur sa pagenous l'y avons trouvé, le jour indiqué
  • l'éditeur ne le publie passa page était ouverte ce jour-là ; l'information n'y était pas
  • nous n'avons pas pu le liresa page ne s'est pas ouverte à nous, ou nous ne l'avons pas trouvée depuis son site

Tout se joue entre les deux dernières. Un éditeur qui n'écrit pas le prix de son dépassement nous apprend quelque chose sur lui ; une page que nous n'avons pas su lire ne nous apprend rien sur lui, seulement sur nous. Les mettre dans le même sac donnerait un chiffre plus flatteur et faux. Aucun total de ce site ne les mélange — pas même quand l'un des deux est à zéro, et surtout pas ce jour-là.

Les mêmes questions posées à tout le monde

Personne n'est interrogé différemment. Les questions sont les mêmes pour toutes les offres d'un même tableau, et elles portent sur ce que la page dit, jamais sur ce qu'elle vaut : « chaque palier porte-t-il un montant ? » se vérifie ligne à ligne, « transparence tarifaire » serait une note qu'on distribue. Elles sont écrites une seule fois dans le dépôt, et le tableau que vous lisez est relu par une vérification avant chaque mise en ligne : si les deux ne disaient pas la même chose, rien ne serait publié.

  • Chaque palier porte un prix chiffréSur la page tarifaire lue, tous les paliers annoncés portent-ils un montant ? Un palier « Custom » ou « Let's talk » est un nom d'offre, pas un prix.
  • Ce que l'offre gratuite contientLa limite du palier gratuit est-elle publiée, en nombre ou en phrase ? Une page qui déclare n'avoir aucune offre gratuite répond à la question.
  • Ce que l'offre payante inclut, en nombreCombien d'unités l'abonnement payant comprend-il ? Un multiplicateur relatif (« 5× », « limites étendues ») n'est pas un nombre.
  • Le prix du dépassementQue coûte l'unité une fois le quota épuisé ?
  • Le sort du code du clientLa page dit-elle si le code écrit avec l'assistant sert à entraîner des modèles, et sur quelle offre ?
  • La logique de facturationSur quoi la plateforme compte-t-elle : un siège, un jeton, un crédit, une heure de calcul ?
  • Les unités facturées et leur prixChaque unité de facturation porte-t-elle un montant publié ?
  • Ce que l'unité contientL'éditeur publie-t-il l'équivalence entre son unité et une action, un message ou un jeton ? Sans elle, l'unité est un nom, pas une mesure.
  • La part gratuiteExiste-t-il un palier gratuit, et sa limite est-elle publiée ?
  • Ce que consomme une exécutionCombien d'unités une seule exécution d'agent consomme-t-elle ? C'est la question que le prix unitaire ne suffit jamais à trancher.

Une porte close se raconte, elle ne se force pas

Nous lisons ces pages comme un visiteur les lit, en partant du site officiel de l'éditeur. Quand l'une d'elles ne s'ouvre pas à nous, nous en restons là et nous le disons, avec le jour. Pas de détour, pas de copie d'archive présentée comme la lecture du jour. Et quand une valeur nous paraît douteuse, nous ne la corrigeons pas : nous la retirons et nous expliquons pourquoi.

6 pages sur 25 en sont là aujourd'hui. Le site de CrewAI, LangGraph Platform, n8n, ServiceNow AI Agents, Zapier Agents ne s'ouvre pas à une lecture comme la nôtre. Et en partant de son site officiel, nous n'avons trouvé aucune page de tarifs pour Codeium. Ce qui manque là est à mettre à notre compte, jamais au silence de leur éditeur.

L'historique des prix ouvre le 17 août 2026Pour montrer qu'un prix monte ou descend, il faut l'avoir vu deux fois, à deux moments différents. Nous ne l'avons vu qu'une. Tant que la deuxième lecture n'existe pas, il n'y a rien à dessiner : une pente tracée entre un point et lui-même serait une invention. Cette page ouvrira quand nous aurons de quoi la remplir, pas avant.

Ce que cette page ne sait pas

  • Nous ne savons pas ce que ces éditeurs facturent réellement à leurs clients : nous lisons leur page tarifaire publique, pas leurs contrats. Une remise négociée ne laisse aucune trace lisible depuis l'extérieur.
  • Nous ne savons pas si une page a changé depuis notre lecture. Ce relevé porte sa date ; il sera rejoué, et c'est la seule garantie que nous puissions donner.
  • Nous ne convertissons aucun montant : ils restent dans la devise et l'unité de l'éditeur. Un crédit n'est pas un euro, et un « crédit » libellé en dollars est une enveloppe, pas une monnaie.
  • Nous ne savons pas combien d'unités une utilisation réelle consomme. C'est la question que le prix unitaire ne suffit jamais à trancher, et celle à laquelle les pages tarifaires répondent le moins.