Banques · la méthode
D'où viennent nos tarifs bancaires — et qui nous paie
Personne ne nous paie pour vous montrer ceci.
Aucune banque ne nous verse un centime. Aucun lien de cette rubrique n'est un lien commercial, aucune mise en relation n'est vendue, aucun classement n'est à vendre. C'est la première règle du module, elle n'est pas négociable, et si elle changeait un jour, elle changerait ici, en haut de cette page, avant de changer ailleurs.
Les trois refus
- Nous ne notons pas. Il n'y a pas de « meilleure banque » sur ce site, ni étoile, ni note sur dix. Un classement est un calcul : le coût annuel pour un profil donné, avec ses opérandes affichés, qui change quand le profil change. Une note cache une pondération ; un calcul se refait.
- Nous ne prenons pas l'argent des banques. Le modèle dominant de ce marché est la mise en relation rémunérée : le comparateur touche une commission quand vous ouvrez un compte. Nous n'en touchons aucune, ce qui nous autorise à publier le profil que ce modèle ne publie jamais — celui de l'incident de paiement.
- Nous ne cachons aucun trou. Ce que nous n'avons pas lu est nommé, avec son motif, sur la page de couverture — et cette page est une porte d'entrée du module, pas une mention légale.
Le cadeau réglementaire que personne n'ouvre
Depuis deux mille dix-huit, chaque banque française doit publier un document d'information tarifaire au format normalisé par arrêté : les mêmes lignes, dans le même ordre, chez tous les établissements. C'est un gisement de comparabilité parfaite, mis à jour à date fixe, en accès libre — et il dort. Notre module ne fait rien d'autre que le lire : dix-sept documents à ce jour, normalisés sur les lignes de l'extrait standard, chaque valeur portant sa date d'application, sa condition et son texte au mot.
La condition est une donnée, pas une note de bas de page
C'est le cœur de ce module. Presque aucune gratuité de ce marché n'est inconditionnelle : elle s'obtient en domiciliant ses revenus, en utilisant sa carte chaque mois, en justifiant d'un revenu minimum. Une ligne à zéro dont nous n'aurions pas relevé la condition ferait tomber la construction du site : nous préférons refuser de publier plutôt que publier « carte gratuite » quand le document dit « carte gratuite si ».
Ce qui se passe quand un document vieillit
Une adresse qui répond ne prouve rien : trois établissements de notre registre servent, à une adresse stable, un document de plusieurs années. La date qui commande est celle écrite DANS le document — jamais l'adresse, jamais l'en-tête de la réponse. Au-delà de dix-huit mois, nous déclarons le document périmé et nous le sortons du classement : il reste publié comme archive, en le disant.
Ce qui se passe quand un tarif est publié d'avance
Les banques déposent leurs brochures futures des semaines avant leur entrée en vigueur. Nous les lisons, et nous les faisons figurer au classement à leur rang — les cacher priverait le lecteur d'un prix qu'il peut déjà connaître. Mais jamais nues : chacune porte un appel de note et sa date d'effet, et aucune n'entre dans le calcul de la médiane, parce qu'un repère du marché d'aujourd'hui ne se construit pas sur un prix de demain. Un garde-fou fait tomber la construction du site si l'une d'elles paraît sans sa date, ou si la médiane s'en trouve déplacée. Elles vivent aussi sur la page des changements, qui publie donc les hausses avant qu'elles n'arrivent.
Ce que nos calculs refusent de faire
Ils n'interpolent pas : une banque dont une ligne manque au document sort du classement, avec le nom de la ligne manquante — jamais un zéro par défaut, qui la ferait gagner. Ils ne choisissent pas la branche d'un « si » à votre place : les deux montants sont affichés, étiquetés. Ils n'ignorent pas les seuils : « un euro vingt dès le quatrième retrait du mois » n'est pas « un euro vingt », et cette lecture change à elle seule le classement du profil qui retire des espèces.
L'état de la base
Documents relevés le douze août deux mille vingt-six. Les plafonds de la commission d'intervention et des frais d'incidents sont relevés à l'autorité de tutelle : Banque de France, page « Le plafonnement des frais bancaires et l'offre clientèle fragile », mise à jour du 12/05/2026. La chaîne reste déclarée, parce que c'est notre différence : Légifrance refuse notre couche de lecture — 403 sur le décret n° 2013-931 et sur l'article R312-4-1 du code monétaire et financier — refus final, non contourné, et la voie officielle a été prise à la place. Les plafonds de succession, eux, restent un relevé secondaire jusqu'à lecture directe. Pour la moyenne nationale de chaque ligne, tous établissements confondus, voir les frais bancaires moyens de l'Observatoire.