Depuis le covid, la dette n'est jamais redescendue.
Tous les grands pays ont emprunté massivement pour traverser le covid. Presque tous ont ensuite entamé la descente. La France, elle, a installé le campement au sommet.
du PIB fin 2025 — contre 97,4 % en 2019
INSEE, comptes nationaux — dette au sens de Maastricht.
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<iframe src="https://www.francemetrics.fr/embed/chiffre/dette-jamais-redescendue" width="100%" height="480" style="border:0;border-radius:12px" loading="lazy" title="Depuis le covid, la dette n'est jamais redescendue. — FranceMetrics"></iframe>Pour se représenter
- ≈ 50 000 € de dette publique par habitant
- +18 points de PIB depuis 2019 — jamais rendus
- 59 Md€ d'intérêts par an : déjà plus que la Défense (54 Md€)
Fin 2019, la dette publique française pesait 97,4 % du PIB. Le choc covid l'a projetée à 114,7 % en un an — un bond historique, mais assumé et partagé par toutes les grandes économies. C'est la suite qui distingue la France : là où beaucoup de voisins ont amorcé la décrue, la courbe française s'est stabilisée en altitude, puis est repartie vers le haut — 115,6 % fin 2025.
La mécanique tient en une ligne : tant que le déficit annuel dépasse la croissance nominale de l'économie, le ratio monte — quoi qu'on raconte. Avec des déficits de 4,7 à 5,8 % du PIB chaque année depuis 2022, l'arithmétique n'a jamais eu la moindre chance de jouer en faveur de la baisse.
Et la facture n'est plus abstraite : la seule charge d'intérêts — 59 milliards d'euros en 2025 — dépasse déjà le budget de la Défense, et c'est le poste qui grimpe le plus vite. L'argent d'hier commence à évincer les choix de demain.
Les intérêts d'hier sont en train de devenir le deuxième budget de demain.
Sources
Mis à jour : juillet 2026. Aucune estimation maison — quand un chiffre est débattu, le débat est indiqué dans le texte.